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L'histoire de la peinture de la période du modernisme dans les pays slaves
(De la fin du XIXe siècle aux années 1960)

 

 

La peinture pendant la période du modernisme en Russie et en URSS


A la fin du XIX siècle commence l'ère du modernisme caractérisée par le désir d'innover. Les artistes commencent à refuser les traditions dans l'art et cherchent de nouvelles formes d'expression créative. La fin du XIX et le début du XXe siècle sont connus comme le « l'âge d'argent » de l'art russe, qui a remplacé « l'âge d'or » de la première moitié du XIXe siècle. Le XX siècle a été le plus riche en phénomènes artistiques ambigus et contradictoires. Il y avait beaucoup de nouvelles tendances dans la peinture. Ils sont le reflet des guerres mondiales, des avances technologiques rapides, des bouleversements socio-économiques et politiques, des révolutions, des changements du système politique, s'exprimant dans tous les aspects de l'art, dont la peinture, qui a trouvé sa propre voie de développement.

 

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la tendance dominante était le réalisme critique avec une orientation sociale et psychologique, qui est déterminées par les principaux représentants de l'association artistique "Wanderers". Cependant, à la fin du XIX siècle, l'idée de "Wanderers" devient obsolète face à un besoin d'images et de méthodes modernes, entrainant l'émergence de nombreuses organisations artistiques nouvelles. La réaction des principaux artistes au climat social tendu aboutit à une vision esthétique de l'art, où l'objectif principal - à la recherche de la beauté et de l'harmonie – tend à exprimer les sentiments.
V. Serov «L’Enlèvement d'Europe»

Les artistes cherchent à créer « l'art pour l'art», contrastant avec la créativité née d'une instabilité de la réalité. Depuis le tournant du siècle, l'un des syndicats artistiques les plus importants de l'époque est « le Monde de l'art» qui met la priorité sur une expression de la personnalité créative de l'artiste en l'absence d'orientation sociale et idéologique.

Les participants au «Monde de l'art» ont été les artistes les plus remarquables de l'époque – V. Serov, M. Vroubel, A. Vasnetsov, A. Benoit, L. Bakst, K. Somov, E. Lancere, K. Korovine, M. Nesterov, I. Bilibin.

Le «Monde de l'art» présente de nouvelles étapes dans le développement deL. Bakst «Dîner» la peinture du Symbolisme et de l'Art nouveau, caractérisé par des scènes remplies des symboles et d'éléments décoratifs. Les Artistes de cette époque combinent souvent le travail sur les tableaux, les dessins et graphiques, la sculpture, la décoration de ballet et de l'opéra. Les artistes de « Monde de l'art» étaient apolitiques et indifférents à l'agitation sociale, travaillant sur des paysages idéalistes, des peintures et des portraits historiques.

Le «Monde de l'art» a été organisée par A. Benois - peintre, illustrateur, graphiste, directeur de théâtre, critique d'art, qui M. Vroubel «Démon assis»a réuni les artistes les plus insolites et différents.

Par exemple V.Serov distingue par la simplicité, la vitalité et des œuvres des couleurs vives. Il entra dans l'histoire en tant qu'artiste multiforme, s'éloignant du néo-réalisme et des portraits impressionnistes, s'inspirant de paysages psychologiques profondes et poétiques, d''Art Nouveau, de peintures historiques et mythologiques.

M.Vroubel avait une forme d'expression créative extraordinaire et "démoniaque", et un style de peinture osé. Il a créé de nombreuses peintures sur le thème des épopées russes et des contes de fées.

L. Bakst était un artiste de théâtre célèbre qui a réalisé des décorations pour les mises en scène les plus brillantes de l'époque.

I. Bilibin est un illustrateur de livres de premier plan qui a fait de célèbres illustrations de contes populaires russes.M. Nesterov «La vision du jeune Bartholomée»

M. Nesterov est un maître mystique du symbolisme religieux, qui est devenu célèbre avec en réalisant des paysages raffinés et des images lyriques de saints russes.

Au début du 20e siècle le «Monde de l'art » a été rejoint par K. Somov, K. Bogaevsky, B. Kustodiev, N. Roerich, G. Lukomskii, D. Mitrokhin, G. Narbut, K. Petrov-Vodkin, Z. Serebryakova, D. Stelletsky, N. Fomin, A. Shchusev, Yakovlev, M.Larionov, N.Gontcharova, et bien que cette deuxième vague ait perdu les principales caractéristiques de la première vague, chacun de ces artistes devint une figure importante dans la peinture russe.

Par exemple K. Somov - un peintre paysagiste, portraitiste, développe une approche différente par l'harmonie poétique. Il est devenu l'un des plus grands artistes de la deuxième génération du «Monde de l'art ».

B. Koustodiev «Vénus russe»B.Koustodiev devint célèbre par stylisation folklorique russe, les toiles avec des sujets représentant les foires et festivals russes, la célèbre beauté saine russe (grâce à la représentation de femmes dans ses peintures, on parla de « femme kustodievsky » pour signifier la corpulence et une forte beauté rustique).

L'un des plus remarquables représentants de l'Art Nouveau et du Symbolisme était N.Roerich - un expert de l'histoire ancienne slave et de la philosophie orientale, d'archéologie, maître de la philosophie du symbolisme, et créateur de toiles épiques.K. Somov "Jeune femme dormant"

Z. Serebryakova fut l'une des premières artistes féminines reconnue, ses œuvres sont profondément poétiques avec des représentations sculpturales.

D'autres artistes célèbres, comme M.Larionov et N. Gontcharova, préféraient l'extrême simplification des formes.

N.Roerich «Les idoles»Grace à l'exposition du « Monde de l'art», qui eut lieu à Paris, Berlin et Venise, l'art russe est largement reconnu dans le monde entier. Au début du XXe siècle S. Diaghilev, qui en était le philanthrope et l'impresario eut un impact énorme sur le développement du « Monde de l'art».

Il organise ses célèbres « Saisons russes » (tournées de ballets et d'opéra Russe à l'étranger), qui contribuent à rendre l'art Russe connu dans le monde entier. Un rôle important du «Monde de l'art» a aussi été de promouvoir l'art occidental en Russie.

En 1903, les artistes qui voulaient aller au-delà de l'orientation esthétique de « Monde de l'art », en collaboration avec des peintres moscovites, ont continué la tradition de la peinture de « Wanderers » basée sur le paysage national, le portrait, la nature morte et le genre paysan, s'unissant pour devenir une exposition influente « L'Union des artistes russes », qui a été dominé par le désir du réalisme.

"Union" rassemblant des artistes comme K. Juon, K. Korovine, I. Grabar, A. Arkhipov, S. Vinogradov, S. Joukovski, Tourjanski L., F. Malyavin etK. Korovine "Gurzuf" d'autres. C'est à cette époque que s'épanouie l'impressionnisme russe, avec des représentants exceptionnels comme K. Korovine, I. Grabar, V. Serov. I. Grabar, des personnalités fortes techniquement polyvalents.

K. Korovine était un superbe coloriste de portraits et de paysages.

F. Maliavine « Un tourbillon »F. Malyavin est le créateur de peintures uniques expressives, réalistes qui se distinguaient par des colories décoratives et des images de femmes russes.

Au début du XXe siècle, la nature morte, un genre auparavant considéré comme un style dédié principalement à l'étude devient un genre complet à l'égal des paysage et des portraits. Les maîtres exceptionnelles de la nature morte de ce temps sont I. Khrutsky et I. Grabar.

Dans les années 1910 le style néoclassique a occupé une position de premier plan, avec des artistes comme Z. Serebryakova, A.Yakovlev, K.Petrov-Vodkin, V.Serov, P. Filonov, A. Benoit, V. Shukhaiev.
K.Petrov-Vodkin a continué en particulier les traditions de la vieille peinture russe avec les traits de l'icones. Aujourd'hui il est connu comme K. Petrov-Vodkine  « Sommeil »artiste soviétique.

A. Yakovlev est lui devenu célèbre pour ses portraits peints dans le style des vieux maîtres de la Renaissance.A. Yakovlev « Violoncelliste »

 

Mais le mouvement le plus marquant des années 1910 vint d'artistes qui cherchaient à créer images complètement nouvelles avec une peinture radicale. Ainsi naquit l'avant-garde russe, qui a rejeté toutes les traditions de l'art du passé, et se caractérise par l'innovation, en utilisant de nouvelles techniques, et dont le but était de faire une révolution esthétique.

L'avant-garde ne considère pas le spectateur passif. Ce style révolutionnaire implique un comportement d'imagination active, provoquant l'association de la forme et de la couleur. Il combine plusieurs mouvements : l'art abstrait, le cubisme, primitivisme, suprématisme, futurisme, rayonnisme.

L'avant-garde russe a eu un impact énorme sur le développement de l'art européen et américain du XXe siècle. Un véritable mélange des traditions russes et occidentales.

W. Kandinsky « Jaune, rouge, bleu» Le fondateur de l'art abstrait est Wassily Kandinsky qui considère la transmission de «nécessité intérieure sans accident externe » comme un élément primordial.

Malevich, qui a commencé avec des peintures impressionnistes, est devenu le fondateur du suprématisme - la peinture des formes géométriques simples, expliquant que «l'art doit se débarrasser de tout contenu exprimée en termes de sujet et doit exploiter la forme pure, car il est auto-suffisante et valable en soi." Il fut l'un des rares artistes russes qui a travaillé dans le style du cubisme et le futurisme. Il convient de noter que le futurisme russe se caractérise par sa proximité avec le cubisme.

Avec Malevich, l'un des plus grand novateur russe est E. Tatlin, fondateur du constructivisme. Il fait l'éloge V. Tatline «Une modèle»de la simplicité et du réel, et considère le but de l'art au service de la production. Un autre célèbre fondateur du constructivisme est A. Rodchenko.

P. Filonov « Un homme et une femme »Les Œuvres autobiographiques colorées et fantasmagoriques de Marc Chagall ont eu aussi un impact énorme sur l'avant-garde mondiale.

Deux artistes avant-gardistes M.Larionov et N Gontcharova venant du primitivisme, ont créé le Rayonnisme, faisant valoir que tout élément se compose de rayons et des lieux de leur intersection.

Un représentant exceptionnel de l'avant-garde russe est P. Filonov, le fondateur d'un genre absolument unique, l'art analytique (« réalisant les tableaux du particulier au général»), reliant le primitivisme avec le réalisme et l'abstraction, où chaque détail est important et donne un sens au tout.

 

L'attitude des artistes russes vis-à-vis de la révolution de 1917 était ambiguë. Beaucoup d'artistes ont accueilli la révolution avec enthousiasme et ont commencé à créer sur le thème révolutionnaire, comme I. Vladimirov, V. Kuznetsov, G. Gorelov, B. Grecov, A. Moravov, y compris des artistes de premier plan, qui incarnent l'école de peinture du XIXe siècle, tels que B. Kustodiev, A. Rilov, S. Malyutin (le premier à décorer une poupée russe).

D'autres n'ont pas accepté la révolution et ont refusé de reconnaitre le nouveau gouvernement. Ils ont été forcés à émigrer, comme Z. B. Koustodiev « Bolchevik »Serebryakova ou I. Bilibin.

Certains artistes n'ont simplement pas accepte le point de vue sur l'art des autorités soviétiques, et ont eux aussi émigré comme F. Malyavin, W.Kandinsky, N. Gabo, A. Benoit, N.Milioti, K.Somov, A.Yakovlev, V. Shukhaiev, M.Chagall.

Ainsi, avec ces vagues d'émigration d'artistes russes se séparent deux branches de l'art russe : La créativité des artistes émigré qui ont participé à la vie artistique dans le monde entier, et des œuvres d'artistes soviétiques, travaillant à un art soviétique séparée, dont le développement était strictement encadré par la censure ou motivé par la propagande.

 

Dans les années après la révolution, le futurisme avait une très forte influence dans la peinture russe. En 1922, une association d'artistes de la révolution (AHR), qui voit le rôle de l'artiste dans « le témoignage et la capture des plus grands moments de l'histoire et de son enthousiasme révolutionnaire», proclament le «réalisme héroïque».

K. Juon « Nouvelle planète »Le AHR rassemble des artistes déjà célèbres par "Wanderers" et de jeunes artistes comme A. Deineka, Y. Pimenov, P. Williams, A. Goncharov.

Le sujet principale de la peintures du vingtième siècle est la guerre civile (notamment dans lesN. Samokish «Une attaque »  œuvres de N. Samokish, M. Avilov, K. Savitsky, F. Bogorodsky, M. Grecov).

Le genre portrait est dominé par les images des bâtisseurs d'un nouveau pays (S. Malyutin, G. Ryazhskiy). Le développement de genre paysage est orienté sur le thème de la reconstruction du pays après la guerre (B. Yakovlev), mais préserve le mouvement du paysage lyrique (K. Juon, B. Baksheeva).

Les peintures des années révolutionnaires et post-révolutionnaires sont devenues populaire en raison de la multiplication des affiches qui supportaient la propagande la propagande, comme une réponse à des problèmes politiques et sociaux. Moore et Denis sont considérés comme les fondateurs de l'affiche politique soviétique. L'art monumental est aussi un reflet de la propagande.

I. Brodsky « Lénine en Smolny »De grands artistes comme K. Petrov-Vodkin, K. Juon, B. Kuostodiev. U. Lancer, I.Brodsky, ont été occupés à la décoration de bateaux et de trains, à la préparation les lieux et des rues accueillant les fêtes socialistes et à la création de fresques monumentales.

L'un des grands artistes qui a façonné le développement de l'art soviétique est I. Brodsky. Cependant, il est devenu le plus célèbre, grâce à de nombreuses images de Lénine et de Staline, de soi-disant œuvres «culte».
Ainsi la peinture, pour la première fois depuis le « Wanderers » recommençait à être « sociale ».

 

Après la révolution la peintures religieuses et l'icônes cesse de se développer. L'athéisme a même conduit à la destruction de nombreuses icônes et de sanctuaires inestimables. Des églises ont été fermées et même détruites. On a commencé à harceler les membres du clergé, et les simples pratiquants religieux. Cependant, un petit nombre de peintres d'icônes, comme la nonne Iuliyaniya (M. Sokolova), en dépit du danger, ont continué à travailler dans le but de maintenir la tradition de l'ancienne icône de la peinture russe, et d'éduquer une nouvelle génération à ces techniques.

Vers le milieu des années 20 l'avant-garde se répand et favorise désormais le triomphe de la culture prolétarienne - la «créativité collective communiste » – sur la bourgeoise.

V.Govorkov "Merci à Staline pour notre enfance heureuse"À la fin des années 20 et pendant les années 30, tous les mouvements artistiques sont officiellement remplacés, sauf le réalisme. Il s'agit cependant d'un nouveau réalisme, basé sur la tradition du réalisme critique du XIXe siècle avec une vision socialiste.

En 1932, le concept du réalisme socialiste dans l'art a surgi. L'idée était fondée sur la nation, l'idéologie, la spécificité, ce qu'on amplifiait dans l'image s'appelait «peindre avec optimisme historique.

Les autorités ont fermé toutes les associations de l'art et en 1932 pour n'ouvrir qu'une seule « Union des A. Dejneka « Pionnier »Artistes », visant à créer des œuvres exceptionnelle sur le plan idéologique. La contrainte du régime totalitaire a en fait limité la portée de la peinture de propagande qui faisait l'éloge du régime. Tous les travaux sont soumis à la censure, qui excluait toute dissidence et toute liberté. La peinture de la Russie soviétique s'est alors isolée du reste du monde. Désormais, les artistes sont occupés à illustrer les jours heureux des citoyens ordinaires et à réaliser de nombreux portraits des autorités. Parmi les artistes de cette époque les plus remarquables furent A. Deineka – le peintre, dont les œuvres ont brillamment capturé l'esprit de l'époque, N. Krymov et A. Kouprine - les créateurs de paysages à la fois patriotique et romantique, P.Kochalovsky – l'auteur de nombreux portraits de personnages importants de son temps.

Dans les années 40, en résonnance avec la Seconde Guerre mondiale les peintures deviennent essentiellement patriotiques. Les artistes créent beaucoup d'affiches de propagande, des caricatures, des tableaux et dessins de différents genres décrivant la guerre, des portraits de vétérans de guerre. Les portraits soulignent le courage, la noblesse, comme l'exprime le travail de P. Corine, P.Kotov.

Les artistes majeurs de ce temps étaient P. Krivonogov, B. Nemensky, C. Gerasismov, Kukryniksy.

A. Plastov «Les fascistes se sont envolés »A cette époque, même le genre du paysage présentait le thème de la guerre, comme dans l'œuvre de A.Plastov.

Les peintures de genre historiques sont représentées principalement avec le thème de victoiresP. Krivonogov "Forteresse de Brest" militaires passées de la Russie (de toiles de P.Korine, Lansere, M. Avilov, A. Bubnov). La concision et la droiture sont les traits distinctifs de l'art en temps de guerre dont les grands maitres sont K. Petrov-Vodkin, Baksheev, I. Grabar.

Dans les années d'après-guerre les sujets reviennent sur la vie quotidienne et le travail paisible, les artistes créent des peintures lumineuses comme T. Yablonskaya, A. Mylnikov, A. Laktionov.

Grace à la reconstruction intensive des villes, de nombreux artistes reconnus, y compris, comme A. Deineka et P. Korine, sont occupés à la décoration des bâtiments publics par Yu. Pimenov « District demain »des œuvres idéologiques. Le paysage de la période d'après-guerre devient lyrique et pacifique (N. Romadin, G. Nysse).

 

A la mort de Staline en 1953, la fin du culte de la personnalité qui avait eu un impact énorme sur l'art, provoque une forme de «dégel». Au cours de ce «dégel» (1953-1957) les artistes eurent l'espoir de gagner T. Yablonskaya « Un matin »en liberté dans leur créativité – ce que l'humeur lyrique des œuvres sur le thème de la vie quotidienne (T. Yablonskya, Gavrilov, Levitin, Zagonek, Bogaevskaya).

Les artistes attendaient un assouplissement significatif de la censure, mais qui n'eut pas lieu. Tout l'art officiel soviétique continuait à servir de moyen de propagande au régime communiste.

En 1950 le résultat de ces espoirs déçus donna naissance à la deuxième vague de l'avant-garde russe (aussi appelé art souterrain, alternatif, nonkonformist, entre autre ...).

 

V. Popkov « Les constructeurs de Bratsk »Dans la fin des années 50 et au début des années 60 ont commencé à apparaître des œuvres laconiques illustrant l'enthousiasme et la force des travailleurs, de leur vie professionnelle, réalisées dans un style sévère, qui se pose en opposition à la peinture lyrique et aux fêtes ostentatoires. Ce style se reflète également dans le genre historique. Les plus éminents représentants du "style sévère" sont V. Popkov, U. Andronov, G. Korzhev. L'intérêt des artistes du "style sévère" pour le caractère des personnes débouche sur l'apogée du genre du portrait. Les artistes de genre du paysage sévère glorifiant eux la beauté du nord (Nikonov, I. Andronov, V. Popkov).

 

 

L'histoire de la peinture Slaves occidentale et du sud pendant la période du modernisme


N. Petrovich « Champ de pivoines sauvages »Au tournant du XIX ème et du XX ème siècle dans la peinture serbe l'artiste les plus important était N. etrovich, qui a cheminé du réalisme critique à l'impressionnisme puis vers le fauvisme et est considéré comme l'un des fondateurs du modernisme serbe.

Dans les années 1910 et 1920, les principales tendances sont le cubisme, le constructivisme, l'impressionnisme, le fauvisme et l'expressionnisme. Les représentants éminents de l'époque se sont P.Dobrovich, M. Konёvich, I. Bielich, R. Iokopich. Cependant, le réalisme aussi a continué à occuper une place importante (avec notamment les œuvres de W. Predich, P. Jovanovic).

Dans les années 30 ont commencé à apparaître peintures surréalistes (M. Pavlovitch-Barilli). Le réalisme reste le mouvement répandue, mais avec des techniques et méthodes postimpressionnistes sur le thème dominant de la construction socialiste (grands artistes J. Tabakovich M. Chelebonovich, N. Gvozavodenovich). Pendant la Seconde Guerre mondiale, le thème principal était le Mouvement de libération nationale (A. Karamatievich, A. Coon). Il faut attendre les années 50 pour voir vraiment émerger l'art abstrait (les œuvres de S. Celic, L. Sokich, M. Protic) et surréalisme (L.C, V. Velickovic) qui deviennent populaires.

 

En Bulgarie, au tournant du XIX ème et du XX ème siècles, la tendance principale est le réalisme démocratique, dominé par les thèmes de la vie paysanne, des scènes de bataille, et des portraits. Les artistes les plus populaires de la fin du siècle sont A. Mitov, I.Angelov, I. Myrkvichki, J.A. Mitov « Marché du légumes à Sofia » Vescine.

Pendant les années 20 et 30, les artistes bulgares ont suivent les tendances de l'Europe occidentale. Ils réalisent des toiles impressionnistes et sont sensibles à l'Art Nouveau, au symbolisme, avec cependant des particularités nationales (H. Stanchev, V.Dimitrov-Maystor). L'un des représentants les plus éminents de la modernité bulgare était Ivan Milev. Le genre du paysage est devenu célèbre en I. Milev "Akhinora"Bulgarie à cette époque grâce aux œuvres de P. Georgiev, C. Lavrenov, Z. Boyadjiev. Mais parallèlement aux nouvelles tendances, le réalisme représenté par les genres du portrait et du paysage, est resté populaire (Petrov, D. Uzunov, P. Mladenov).

Dans les années 30 les œuvres graphiques (affiches antimonarchistes et antifascistes de A. Zhendov, I. Beshkov, B. Angelushev) sont répandues.

Pendant la guerre et les années de l'après-guerre la peinture bulgare reprend principalement les thèmes patriotiques avec des artistes comme Petrov et Venev. Le mouvement prédominant – le réalisme sociale - était caractérisé par des sujets de la vie quotidienne.

Après la guerre, en raison de la reconstruction rapide des villes, la peinture monumentale occupe le premier plan. Après les années 50, les artistes bulgares se tournent de plus en plus vers les traditions nationales anciennes comme dans les œuvres de I. Kirkov, D. Kirov, S. Rusev, L. Dimanov, K. Isinov.

 

La peinture polonaise de la fin de XIX siècle a été marquée par la prédominance du réalisme avec des traits romantiques. Dans le genre historique avec ses peintures de bataille principalement de l'histoire polonaise du XVII siècle élimine J. Brandt, a eu un impact considérable sur l'art polonais. Le réalisme démocratique des frères Gerymsky et les peintures de Yu Helmonsky condamnent l'inégalité sociale.

S.Vispjanjsky « Maternité »Au tournant du siècle l'impressionnisme devient de plus en plus populaire (J. Pankiewicz, O. Boznanskaya, Y. Stanislavsky, L. Vychulkovsky).

Au début du XX ème siècle les artistes polonais, ainsi que des artistes européens et russes, travaillant dans de nouveaux mouvements modernistes. Les artistes les plus intéressants de cette période sont S. Wyspiański, qui a combiné le modernisme avec des motifs folkloriques et J. Malczewski qui préfère le symbolisme.


Le recouvrement de l'indépendance de la Pologne en 1918 a donné lieu à l'expérimentation, la recherche de nouvelles formes artistiques qui peuvent être vus dans les œuvres d'avant-garde de M. Pike, B. Strzheminsky, K. Kobro, dans les œuvres cubistes et expressionnistes de Z. Pronashko, T. Chizhevsky, dans les œuvres du primitiviste Y. Makovsky.

J.Malczewski « Mélancolie »Les affiches graphiques (de Yastshembovsky V., T. Gronowsky et E. Bartlomeychik) étaient aussi très populaires. Les peintures néoclassiques étaient représentées par les toiles de F. Kowarski. La tendances de postimpressionnisme s'exprime dans les œuvres de Ya Tsibisa et de X. Rudzka-Tsibisov.

Dans les 30 les toiles expressives sur des sujets sociaux de peintres comme M. Jarem, J. Stern ou T. Kantor et la peinture satirique de B. Linke deviennent populaires.

La reconstruction des villes après la guerre a causé la floraison de la peinture monumentale, dont les maîtres les plus intéressants étaient Dunikowski, Kovarskii.

À la fin des années 1940, le mouvement principale est, comme dans beaucoup de pays du bloc de l'Est, le réalisme socialiste, qui n'est cependant pas accepté de façon inconditionnelle par les élites polonaises. Par exemple l'écrivain polonais A. Slonimsky pensait que «le réalisme socialiste était un outil d'élimination de l'art ».

Au début des années 50 le thème dominant était l'édification du socialisme et la lutte révolutionnaire. Peu à peu s'instaure une période de «dégel» polonais avec une influence grandissante de la peinture occidentale, comme l'art abstrait, le surréalisme. A cette époque, l'artiste polonais le plus éminent polonais est T. Kantor.

 

La peinture slovaque de la période moderniste porte l'empreinte de l'influence de l'art occidental associée à l'influence politique des pays M. Galanda « Une bougie »occidentaux.

A la fin du 19ème siècle, des peintres célèbres comme V. Klimkovich, L.Medanska, de Skutecký, I. Ganula, s'expriment principalement dans les genres du portrait et des scènes de la vie quotidienne.

Un des fondateurs de l'art moderne en Slovaquie fut Mikulas Galanda, peintre et illustrateur, qui a créé son E. Simerova-Martinchikova "Composition"propre style basé sur la mélancolie du cubisme et l'expressionnisme.

Le plus célèbre artiste d'avant-garde slovaque était Esther Simerova-Martinchikova, qui a préféré le cubisme. Le surréalisme slovaque est connu grâce aux œuvres de I. Weiner-Kral. Les autres artistes slovaques exceptionnels du 20ème siècle sont Ludovit Fulla, auteur de toiles aux couleurs décoratives, Martin Benka, fondateur d'un style ornemental et d'illustrations slovaques, M. Bazovsky, éminent représentant du symbolisme devenu célèbres par ses scènes de la vie paysanne. Le genre du paysage reste représenté par le réalisme romantique d'artistes comme L. Chordak, K Legotsky.

 

A. Moucha. L'image de l'Epopée Slave À la fin de XIX siècle le réalisme prévaut dans la peinture tchèque. Le genre du paysage est devenu célèbre par les toiles de Yu.Marzhak, devenu professeur de nombreux artistes connus au début du XX ème siècle dans le genre paysage réaliste - A. Slaviček, A. Hudeček, F. Kavanagh.

L'un des représentants les plus remarquables de l'Art Nouveau est Alphonse Mucha. Il est surtout connu pour ses affiches de théâtre et de publicité représentant des femmes entourées de fleurs, mais il a aussi créé 20 tableaux avec un thème slave - "Epopée slave", visant à souligner l'histoire commune des peuples slaves.

L'Art Nouveau et le Symbolisme sont également bien représentés par les œuvres de A. Kalvoda.Sh.Bednar "Embarquement sous le château"

Au milieu du XXe siècle en Tchécoslovaquie, comme dans d'autres pays socialistes le réalisme social prévaut, visant à promouvoir le régime prosoviétique, avec des artistes comme Stefan Bednar, L. Chemitsky, A. Kovascik, M.Medvetsky. Cependant, certains artistes slovaques sont rapidement déçus par ce mouvement comme Bazovsky M. et T. Strauss.

 

En Macédoine, à la fin du XIX ème et au début du XX ème siècle, les genres les plus populaires sont les paysages, les portraits, la peinture d'histoire, les scènes de la vie quotidienne. La peinture est caractérisée par une forte influence nationale avec des peintres comme J. Zografski et D. Andonov.
Dans les années 20 et 30, l'artiste le plus remarquable était expressionniste. Lichenoski, a travaillé dans le genre du paysage national ainsi que sur les natures mortes et les portraits.

Le peintre dominant des années 30 à 60 est N. Martinoski - expressionniste, cubiste, impressionniste et plus tard réaliste et socialiste réaliste. Car pendant ces années le mouvement dominant reste le réalisme, où les meilleurs peintres ont commencé comme D. Protudzher, P. Mazev, R. Anastasev.

 

En Slovénie, au début du XXe siècle, fleurit l'impressionnisme représenté par les œuvres de I. Grohar, M. Stern, M. Yama et R. Yakopich. Les sujets les plus populaires sont le paysage national, les scènes paysannes exprimant l'identité nationale. Les représentants de l'expressionnisme I.Grohar "Professor"sont les frères F. et T. Kralj, V. Pilon et F. Tratnik.

Dans les 20 et 30 l'expressionnisme et le surréalisme sont représentés par S. Cregar. Le réalisme est florissant avec les tendances postimpressionnistes lyriques (des scènes de genre lyrique, portraits inspirés, paysages poétiques de B. Yakats, G. Kos, F. Mihelic). Le peintre Kos est devenu célèbre grâce à des thèmes historiques nationaux.

Les années de la guerre ont été marquées par les dessins de propagande, des figures patriotiques, les affiches antifascistes (Yakats, Mihelic, B. Globocnik).
Après la guerre, la reconstruction active des villes voit fleurir comme dans tous le bloc de l'Est la peinture monumentale mais aussi la mosaïque (M. Prégel), le vitrail décoratif et abstraite (Cregar).

Dans les années 50, les œuvres les plus remarquables sont les peintures et les dessins de J. Bernik, les peintures réalistes de Yakats, Kos, Mihelic, les peintures patriotiques sur le thème de la lutte de libération nationale et l'histoire du Parti communiste Slovène de Kos et de S. Peng et aussi les œuvres avec des thèmes folkloriques de Mihelic. G. Stupica qui est devenu célèbre dans le genre du portrait.